Le Gouvernement du Sénégal, dans son ambition de construire un réseau de transport adapté permettant à tout individu de se mouvoir et de réduire les coûts générés par la congestion des routes, a pris l’option résolue de mettre en place des infrastructures de connectivité, déterminantes pour l’atteinte de l’objectif de croissance forte et inclusive pour l’émergence à l’horizon 2035 qu’il s’est fixé.
Dans cet optique, il s’est engagé à bâtir un réseau structuré favorisant l’émergence de pôles d’activités économiques, moderniser les systèmes de transports et renforcer l’attractivité et la compétitivité de l’économie en réalisant des infrastructures structurantes articulés autour d’un réseau routier et autoroutier ainsi que de ponts et autres pistes rurales devant permettre la liaison par voies rapides des principaux pôles générateurs de croissance. La mobilité, qui est à la fois un enjeu économique et une exigence d’équité, doit contribuer à réduire voire éradiquer les fractures sociales et territoriales. C’est la conviction de l’Etat du Sénégal qui, à travers un programme d’amélioration de la mobilité urbaine et interurbaine a enclenché une dynamique irréversible de densification du réseau routier par un maillage de tout le territoire national.
PARI SUR UN RÉSEAU INTERCONNECTÉ AUX PÔLES ÉCONOMIQUES
Celle-ci a vu la réalisation effective des axes livrés à la circulation comme la Vdn 3 entre Golf Club et Tivaouane-Peulh ainsi que des tronçons autoroutiers, Diamniadio – Aibd (17 km), Aibd – Sindia (20 km), AIBD – Thiès (16 km), Thiès – Touba (113 km) et Thiès – Tivaouane (21 km). A côté de ces projets autoroutiers achevés, d’autres comme l’autoroute Ila-Touba et l’autoroute Thiès-Aibd-Mbour seront mises en service en cette fin d’année 2018 ainsi que la VDN 2ème section entre le pont de la Foire (Cices) et le Golf club, dont la réception est prévue courant juin, sont en cours de réalisation. Selon des sources gouvernementales, l’Etat du Sénégal, sous le magistère du président Macky Sall (2012-2019), aura construit et réhabilité 187 kilomètres d’autoroutes (Diamniadio-Aibd, Ila Touba, Thiès-Aibd-Mbour), contre 32 kilomètres réalisés de 1960 à 2012, pour un montant global de 1166 milliards de francs CFA. A cela s’ajoute la réalisation d’un linéaire de plus de 1.362 km (autoroutes et routes revêtues) pour près de 1300 milliards de francs CFA, 13 nouveaux ponts et plus de 2500 km de pistes rurales. Qui plus est, avec le prochain Programme d’actions prioritaires (PAP) du Plan Sénégal émergent (PSE), le développement du réseau autoroutier se poursuivra avec les nouveaux axes Mbour – Kaolack et la Côtière entre Dakar
et Saint-Louis (Gandiol) en passant par le Cayor (Kayar-Mboro-Lompoul), première tranche dont le financement de 256 milliards de francs est bouclé dans le cadre de partenariats public-privé (PPP) et de concessions de service public qui ne requièrent pas une mobilisation importante de ressources budgétaires pour l’Etat. Ainsi, selon ses concepteurs, la réalisation de l’autoroute de la Côtière offrira de nouvelles opportunités pour le développement d’activités touristiques, de production de biens et de services divers ainsi que l’émergence d’un nouveau pôle de croissance sur cette frange de la côte ouest du pays. Toutefois, la densification du réseau autoroutier ainsi enclenchée impose la mise en place d’une société de gestion autoroutière. Elle sera créée en 2018, avec pour missions, de développer le réseau et d’assurer son exploitation et son entretien, à travers des processus de contractualisation gagnantgagnant entre l’Etat et les opérateurs privés. Et sur instruction du Président de la République, un projet de loi y afférent est en gestation et sera incessamment soumis à l’appréciation des députés de la XIIIe Législature
CAP SUR L’EXTENSION DU PÉRIMÈTRE DE DESSERTE
Dans cette dynamique de modernisation des systèmes de transports et d’amélioration de la mobilité urbaine et interurbaine pour étendre encore plus le périmètre de desserte des moyens de locomotion, le gouvernement ne compte cependant pas se limiter aux seuls projets autoroutiers. En effet, il est en train de réaliser à côté un important projet ferroviaire : le Train Express régional (TER), premier jalon d’un réseau ferroviaire interurbain appelé à s’étendre reliera les 55 kilomètres qui séparent la gare de Dakar au nouvel aéroport Blaise Diagne et assurera la desserte d’une grande partie de la banlieue à travers quatorze gares et haltes dont les principales seront connectées à un système de transfert par bus et minibus diffuseurs, à l’intérieur des zones périurbaines. En plus du TER, sera réalisé le projet de Bus Rapid Transfer (le BRT), qui assurera la liaison du Sud au Nord de la ville de Dakar, dont les travaux d’une durée de deux ans, démarrent au cours de l’année 2018 pour un coût de 267 milliards de Francs CFA. En outre, la mobilité en milieu rural est une question essentielle, pour le désenclavement des zones à fortes potentialités économiques et pour l’accès des produits aux marchés et des populations aux services sociaux de base. Dans ce cadre, conformément aux engagements du Chef de l’Etat vis-à-vis du monde rural, le Gouvernement a entrepris plusieurs projets et programmes qui ont permis la réalisation de plus de 3.500 km pistes rurales depuis 2012. Ces infrastructures ont aujourd’hui transformé radicalement la vie des communautés rurales et elles prendront encore plus d’ampleur au cours des prochaines années. Au total, avec le redressement et le renforcement de toutes ces infrastructures structurantes de connectivité, le Sénégal se prépare de mieux en mieux pour consolider son attractivité, sa compétitivité et sa croissance pour son émergence voire son développement économique.
