La sortie de Trump de l’accord sur le nucléaire iranien a suscité beaucoup de commentaires dans le monde.
De prime abord c’est un choix diplomatique regrettable. Mais, si on pose les questions de fonds à savoir celles qui touchent à la sécurité globale de la sous-région, la diplomatie devient un élément d’un puzzle géopolitique beaucoup plus complexe. L’accord gèle, assurément, le programme nucléaire militaire de Téhéran sans bloquer par exemple le programme de missiles balistique iranien. Sans obliger l’Iran a arrêté sa politique agressive au Liban, avec le HEZBOLLAH qui est « son ombre portée- en Syrie où ses forces interviennent, au Yémen où il arme les rebelles HOUTIS et dans le Golfe persique où sa marine fait régner une tension permanente. L’évident est que dans la sous-région, Téhéran participe de toutes les actions de déstabilisation, en s’alliant avec des personnalités belliqueuses et / ou controversées comme Nasrallah. Accord nucléaire ou pas, ce comportement de la République islamique pose problème et oblige les pays voisins à réagir. C’est pourquoi l’Arabie Saoudite a récemment déclaré que si l’Iran met en œuvre un programme pour l’acquisition d’une bombe nucléaire, elle en fera autant. Et les dernières nouvelles de Téhéran qui a décidé d’augmenter les activités de ses centrifugeuses d’enrichissement de l’Uranium ne sont pas rassurantes. Le Premier ministre Israélien Benjamin Netanyahu, faucon parmi les faucons, a vite fait de déclarer que » l’Iran veut la destruction de son pays » Dans la foulée, il a entreprit une tournée européenne qui l »a menée à Paris, Berlin et Londres pour « mettre en exergue la menace iranienne ». Il est vraie que maintenant qu’il a obtenu de Trump les retrait des USA, ; il essaye de convaincre les européens du bien-fondé de sa démarche . Les preuves qu’il avait brandit ne’ constituaient rien de nouveau sous le soleil du renseignement .Elles concernaient les programmes militaires iraniens d’avant la signature de l’accord. Toutefois, il faut craindre son jusqu’au boutisme et sa volonté comme celle de Trump, de faire diversion – par rapport aux accusations de corruption qui sont portées contre lui – (pour Trump il s’agit de l’enquête sur l’implication Russe dans les élections américaine de 2016) – qui pourrait le pousser à déclencher les hostilités contre Téhéran. Ce scénario catastrophe devient de plus en plus probable. Même si les européens, la Russie, la Chine et l’Onu continuent de rester fidèle à l’accord sur le nucléaire iranien qui n’a plus tiré depuis le retrait américain – la consistance qu’il avait.
QUE FAUT-IL DONC ESPÉRÉ ?
Que le Président Hassan Rohani, affaiblit par le départ de Trump, puisse continuer d’avoir une majorité d’opinion dans le pays face à des ultras de tout bord Qui multiplient les provocations contre les USA et Israël. La situation qui prévaut en Palestine leur donne du grain à moudre. Il faut donc que l’ONU agisse sur le front diplomatique pour peser sur le terrain, même faiblement pour empêcher que les choses ne dégénèrent. La responsabilité de l’Iran est aussi engagé elle doit être souligné. Téhéran doit cesser de semer confusion et conflit dans a sous-région.
