L’économie sénégalaise se porte bien si l’on en croit les services du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan. Le taux de croissance est de 7,2% en 2017 contre 6,6% en 2016. Pour 2018, les autorités tablent sur un taux de 7% à cause de l’approche de l’élection présidentielle.
Le Sénégal enregistre depuis 2012, un taux de croissancesoutenu. En 2017, il est estimé à 7,2% selon la Dpee (Direction de la prévisionet des études économiques). Le Sénégal a fait mieux puisqu’en 2016, ce tauxétait estimé à 6,6% contre 6,5% en 2015. Il faut dire que depuis l’avènement duprésident de la République Macky Sall et le lancement du Pse en 2014, leSénégal s’est lancé dans une dynamique de croissance. Pour 2018, ce taux decroissance est projeté à 7%. Selon la Dpee, cette régression s’explique par lefait que 2018 soit une année pré-électorale. Lors d’un point économique tenu enmars dernier, la Dpee expliquait en détail les secteurs porteurs de cettecroissance de 7,2% en 2017. Pendant cette rencontre, Moustapha Sène de la Dpee,affirmait que cette croissance est portée par le secteur primaire et tertiaireet dans une moindre mesure par le secteur secondaire. Pour le secteur primaire,il explique que l’activité devrait s’établir à 12% en 2017 contre 7,9% en 2016.Cette situation s’explique par le dynamisme noté dans le secteur agricole, del’élevage, de la pêche et dans une moindre mesure dans le sous secteur desindustries extractives. Dans le secteur agricole, poursuit-il, cetteperformance est à mettre en rapport avec le Programme d’accélération de lacadence de l’agriculture sénégalais (Pracas) dont 2017 constitue une annéecharnière dans l’atteinte de l’autosuffisance de certaines spéculationsnotamment le riz, l’oignon, la pomme de terre. De plus, 2017, a été l’année detous les records en termes de productions. Pour cette année, les productions decéréales sont estimées à 2.500.000 tonnes. Pour l’arachide, il y a eu plus de1.400.000 de tonnes. La production horticole a dépassé la barre de 1.500.000 detonnes. En ce qui concerne les industries extractives, cette embellie est liéeà la fois à la relance des Industries chimiques du Sénégal et l’exportation denouveaux minerais comme le zircon et le titan. S’agissant du secteursecondaire, un ralentissement de 0,8% a été noté. Cette situation s’expliqueselon la Dpee par le ralentissement dans la fabrication de produits chimiqueset des industries alimentaires. Concernant le secteur tertiaire, une tendancehaussière est notée (+7,0% contre 6,6% en 2016). Elle est portée par letransport (+10,5% contre 10%), le dynamisme du commerce et de l’industrie etl’amélioration du trafic du Port autonome de Dakar (Pad). Présidant la 17èmeédition du Forum du 1er emploi du Meds (Mouvement des entreprises du Sénégal)en février dernier, le Premier ministre a expliqué que si le Sénégal aenregistré un taux de croissance élevé de 7,2% en 2017, c’est parce que notrepays est en chantier. Selon Mahammed Boun Abdallah Dionne, un ensembled’instruments ont été mis en œuvre par le président de la République pour doperl’économie et arriver à ce résultat. Il a évoqué les réalisations dans le cadredu Pudc, du Puma, Promovilles, la Cmu, les bourses de sécurité familiales, lamécanisation agricole. « Le Sénégal est en chantier. La productionnationale se porte bien. Nous avons eu des records de production dans toutesles spéculations. Nous avons produit 1,4 million de tonnes d’arachide en 2017»,avait-t-il dit.
Un taux de croissancede 6,8% en 2017 selon la Banque mondiale et la Bad
Si le gouvernement et certaines structures étatiquesestiment le taux de croissance à 7,2% en 2017, ce n’est pas le cas pour desinstitutions comme la Banque mondiale. Dans son rapport intitulé« Perspectives économique mondiales » publié ce début juin, la Banquemondiale a indiqué que la croissance du Pib au Sénégal est de 6,8% en 2017.Dans son document, l’institution précise que le taux de croissancedu Pib du Sénégal est de 6,8 % en 2017. Elle table sur ce même taux en 2018 et2019. Pour 2020, la Banque mondiale projette le taux de croissance à 7%. LaBanque africaine de développement (Bad) abonde dans le même sens. Elle estimeque la croissance économique devrait grimper à 6,8 % en 2017 et à 7 % en 2018,sous l’effet principal de la croissance des secteurs secondaire et tertiairerespectivement projetée à 7,4 % et 7 %. Le Fonds monétaire international (Fmi)confirme ces chiffres sur le taux de croissance du Sénégal. Il souligne que letaux de croissance devrait se situer au dessus de 6% en 2017.
