Les chefs d’Etats et de gouvernements africains ont procédé le 21 mars dernier à Kigali (Rwanda) au lancement effectif de la zone de libre échange continentale (Zlec). Le principe, inscrit à l’Agenda 2013 de l’Union africaine (Ua), vise à renforcer les échanges commerciaux intra-africains par la suppression des barrières douanières entres Etats pour in fne parvenir à une communauté économique africaine à l’horizon 2028.
L ’adoption de l’accord global historique sur la Zone de libre-échange continental est la résultante du respect la date butoir de sa création initialement arrêtée pour avant fin 2017 mais finalement repoussé. Après la finalisation des Protocoles sur le commerce des marchandises et le mécanisme de règlement des différends, l’Accord portant création de la ZLEC et les trois Protocoles ont été soumis aux Chefs d’État présents à Kigali continent dont celui du Sénégal, Macky Sall, pour approbation et signature. Le sommet a vu également la participation de seize 16 autres pays représentés par des Délégués de haut rang ainsi que celle de patrons de grandes institutions du monde de l’économie et de la finance ainsi que des personnalités et autres sommités de renom. Ce sont au total plus de 44 pays du continent qui ont paraphé l’accord historique qui vise à faire de l’Afrique la plus grande zone commerciale du monde où les biens et services peuvent être échangés sans aucune restriction entre les États membres tandis que 50 pays au total ont signé l’accord ou la déclaration de Kigali. En outre, 27 pays ont également signé le Protocole de l’Union africaine sur la libre circulation des personnes, qui complète la ZLECA en prévoyant pour les ressortissants des pays signataires la suppression des visas, le droit de résidence, le droit de faire des affaires et de créer des établissements professionnels. Le Sommet a été mis à profit par les sommités participantes pour se pencher sur divers sujets comme la diversification des produits africains de base, les opportunités pour un seul marché, l’emploi, l’autonomisation des femmes et des jeunes, la réduction du coût des affaires et le financement du commerce entre autres. En prélude au sommet, une Conférence sur la Concurrence, les droits à la Propriété Intellectuelle, et les Investissements, s’est tenu la veille. Elle a pour but de recueillir des contributions du Secteur Privé sur l’intégration des économies africaines
