Macron, Starmer et Carney affirment qu’ils ne resteront «pas les bras croisés» face aux «actions scandaleuses» du gouvernement Netanyahu
Macron, Starmer et Carney ont pris
leur courage à deux mains pour dé
noncer l’action scandaleuse de Ne
tanyahou à Gaza.
Ils ciblent ouvertement les actions abomi
nables du Premier ministre israélien et s’en
gagent à faire face pour changer la donne.
Une fois n’est pas coutume, de grands diri
geants occidentaux s’affranchissent de l’épée
de Damoclès morale que constitue la Shoah,
qui les condamne à l’impuissance face aux
actes les plus ignobles posés par Tel-Aviv :
bombardements meurtriers qui n’épargnent
ni les hôpitaux, ni les lieux de culte, ni les en
fants, ni les autres civils qui n’ont pas participé
aux massacres commis par le Hamas le 7 oc
tobre 2024.
Depuis cet événement condamnable et
condamné, Tsahal se croit tout permis sous
la houlette de Netanyahou, en proie à des
ennuis judiciaires et accusé par ses soutiens
d’extrême droite qui veulent occuper Gaza
et expulser les Palestiniens du territoire.
C’est bien contre cette perspective que se ré
voltent les leaders occidentaux, qui vont re
connaître l’État palestinien pour renforcer la
position officielle de l’ONU. C’est un combat
pour la justice, qui doit être rendue au peuple
palestinien, qui souffre, qui ne mérite pas
d’être sacrifié, qui a le droit de vivre libre et
souverain sur la terre de ses ancêtres.
Aucun État arabe ne soutiendra l’annexion
de Gaza et de la Cisjordanie, où les colons is
raéliens commettent des crimes contre l’hu
manité pour pousser les Palestiniens à fuir.
La Shoah ne justifie pas tout et ne doit pas
lier les mains de tous ceux qui agissent pour
le respect des droits de l’homme — tous les
droits de l’homme, de toutes les couleurs.
Netanyahou prend aussi son pays en otage,
dans une guerre qui lui permet de ne pas ré
pondre à la justice, de ne pas mettre en péril
son avenir politique, qui s’écrit en pointillés.
La révolte de Macron, Starmer et Carney pour
rait déclencher une onde de choc en Europe,
aux USA et ailleurs.
La famine imposée aux Gazaouis est un crime
de guerre, tout comme la rétention des mé
dicaments.
L’échec des forces de sécurité israéliennes
est un coup retentissant que le gouvernement
Netanyahou ne peut digérer depuis le 7 oc
tobre. Il avait promis d’éradiquer le Hamas
et de libérer les otages.
Échec sur toute la ligne : le Hamas est encore
debout et les otages toujours en captivité.
Le dialogue est la seule voie de salut, et la
mise en œuvre de la solution à deux États.
Netanyahou est devenu un obstacle à la paix,
après avoir démontré qu’il ne pouvait assurer
la sécurité d’Israël.
Trump, qui l’a zappé lors de son voyage dans
les pays du Golfe et qui négocie avec l’Iran,
privilégie le réalisme et les intérêts bien com
pris de son pays — même si les liens avec Is
raël restent très solides pour des raisons po
litiques profondes.
C’est connu, mais il n’en reste pas moins que
la solution à deux États reste la position offi
cielle des USA, même si Trump a parlé de «
transformer Gaza en Côte d’Azur ».
Ce fut une annonce sans suite, parce qu’au
cun autre État n’a suivi.
La tentative de Netanyahou de vider Gaza de
ses citoyens n’a aucune chance d’aboutir.
Les Palestiniens sont résilients et déterminés,
et le prouvent depuis 70 ans.
