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USA Trump candidatau Prix Nobel de la Paix

Trump a le vent en poupe : il s’est imposé comme un « faiseur
de paix » entre l’Inde et le Pakistan, entre le Rwanda et la R.D.
Congo, et comme artisan du cessez-le-feu (entre Israël et l’Iran).
À vrai dire, tous les chemins mènent à Trump, qui conjugue diplomatie
et action de force, comme les bombardements sur les sites nucléaires
iraniens, l’augmentation exagérée des tarifs douaniers contre le Ca
nada, le Mexique, l’Union européenne, la Chine, le Japon, etc.
Il n’oublie jamais de faire des affaires : contrats signés avec l’Ukraine
et la R.D. Congo concernant l’exploitation de ressources minières,
par exemple.
Trump réinvente ainsi une diplomatie à trois volets, à savoir le tradi
tionnel, avec des voyages d’amitié et la conclusion de « méga-deals»,
comme lors de sa première sortie internationale dans les États du
Golfe (Arabie Saoudite, Qatar et Émirats arabes unis), où il a récolté
plusieurs milliards de dollars d’engagements pour des investissements.
Les armes ont été à bonne place, comme d’autres offres commerciales
concernant les avions.
Son dernier déplacement au sommet de l’OTAN, aux Pays-Bas, a été
un triomphe diplomatique et politique : il a convaincu ses partenaires
européens de mettre la main à la poche pour augmenter leur contri
bution à l’OTAN, à hauteur de 5 % de leur PIB.
À l’exception de l’Espagne, qui s’est démarquée, tous les autres États
ont accepté, même si l’échéance est fixée à l’horizon 2035.
À l’évidence, sur le plan international, Trump fait presque carton
plein, s’il ne butait pas sur la Russie de Poutine, qui retarde la signature
d’un accord de paix avec l’Ukraine.
Même si Zelensky joue, lui aussi, des cartes compliquées, en poussant
les Européens à continuer les sanctions contre le Kremlin et à donner
des moyens à Kiev.
Trump, lui, se donne les moyens d’agir efficacement, en cherchant à
amadouer Poutine, tout en le grondant parfois, comme lors de sa
sortie mémorable où il a traité le leader russe de « fou ».
Cette sortie a certes piqué Poutine, qui a compris le message, en an
nonçant pour la première fois un projet de baisse du budget de la
défense.
Une mesure également dictée par le réalisme économique, la Russie
faisant face à des difficultés non négligeables, après plus de trois ans
de guerre.
Il faut y ajouter les pertes importantes en vies humaines, qui devien
nent insoutenables pour les deux États, et Trump l’a fait remarquer.
Le businessman Trump prend aussi en compte les autres facteurs
qui impactent l’avenir du conflit.
Ce conflit, qu’il s’était engagé à éteindre en un laps de temps, semble
être celui qui lui donne le plus de fil à retordre.
Mais il dispose aussi d’atouts de taille pour s’imposer aussi bien à
Zelensky qu’à Poutine. Et il reste celui qui pourrait pousser à un ces
sez-le-feu et à un accord de paix.
Ainsi, en ce qui concerne les guerres les plus emblématiques qui me
nacent la paix mondiale, Trump est au premier plan pour agir. Comme
un sapeur-pompier efficace.
Et il occupe une place privilégiée, du fait de son piédestal de président
de l’État le plus puissant du monde, sur les plans militaire et écono
mique.
L’homme a conscience de sa force, et l’utilise avec une redoutable
efficacité.
Trump a bien compris que « la guerre est la continuation de la politique
par d’autres moyens ».
La guerre des tarifs douaniers est une autre version, pour ainsi dire,
qu’il pratique admirablement.
Au bout du compte, il a presque gagné sur tous les tableaux et pourrait
toucher le jackpot du Prix Nobel de la paix.
Il égalerait Theodore Roosevelt, Woodrow Wilson, Jimmy Carter et
Barack Obama, qui ont été consacrés par le jury du Nobel.
Trump s’affiche désormais comme candidat, avec le soutien du Pa
kistan, pour son rôle dans l’accord de cessez-le-feu entre New Delhi
et Islamabad.
D’autres voix devraient s’élever dans ce sens.
Pourtant, si Trump réussissait à arrêter les massacres à Gaza, suivi
d’un retour durable à la paix dans l’enclave palestinienne, et à obtenir
la signature d’un accord de paix entre la Russie et l’Ukraine, il serait
en pole position pour le Prix Nobel de la paix.
Avec de sérieuses chances de le remporter.

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