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GUERRE USA/IRAN :Les négociations entachées de sang

                    Le conflit sanglant entre les USA et l’Iran est entrain de basculer dans l’absurde.

                    Les négociations se poursuivent ,le déluge de feu ,aussi.

                    L’aviation américaine bombarde ,sans répit le territoire iranien ;l’Iran réplique en faisant pleuvoir des missiles et drones sur Bahrein,le Koweit,la Jordanie et le Qatar,en précisant qu’il cible les bases américaines dans ces pays.

Depuis  plus d’une semaine(ces lignes sont écrites ce 20 juillet 2026),c’est la guerre et les morts sont dénombrés des deux côtés :plusieurs dizaines en Iran ,trois morts et un homme porté disparu chez les américains.

Ce ballet aérien macabre  se déroule  en même temps que des négociations de paix confirmées par les deux belligérants.

Comment comprendre un tel spectacle qui défie la logique  et pousse le marché mondial des hydrocarbures ,mais aussi des engrais et autres dérivés de repartir à la hausse ?

Trump sait bien que les mêmes causes produisent les mêmes effets et les conséquences de la « guerre des quarante jours » vont se répéter ,si on peut dire et provoquer une nouvelle flambée des prix de l’or noir.

Que les consommateurs américains  vont fustiger, alors que les élections des midterms approchent et pourraient menacer la majorité faible des républicains à  la chambre des représentants et au Sénat.

Trump a mal encaissé les attaques médiatiques des iraniens qui le ciblent ,en jouant sur les réactions prévisibles du dirigeant américain.

Le comportement des iraniens est à verser dans le registre de la provocation qu’ils savent devoir payer très cher.

Pour un régime démocratique cela poserait problème. Pas pour un régime qui ne se soucie pas des droits de l’homme et qui réprime férocement les opposants.

Mais ,l’intensité des frappes américaines  est-elle soutenable à long terme.

Téhéran prend le pari que Washington  ne va pas aller aussi loin que lors de la « guerre des 40 jours » et ,de toutes les façons ,ils avaient résisté jusqu’au bout.

Même si les pertes subies :le top leadership décapité et des destructions infrastructurelles massives, ont secoué le régime des Mollah.

Qui a vacillé mais n’est pas tombé !

De tels régimes ne tombent que si les peuples concernés  se soulèvent et paient le prix du sang.

Ou alors ,à la suite d’une révolution de Palais ,ou d’un putsch militaire.

Les incantations de l’extérieur ne sont pas la clé du changement.

Il s’y ajoute que l’objectif des américains  semble varier tout le temps.

Il faut gagner une guerre ou alors savoir  y mettre fin.

La théorie de « l’impuissance de la puissance » dans les guerres asymétriques démontre, ici toute sa pertinence.

L’évident est que l’Iran ne peut pas gagner une guerre « normale » contre les USA ;mais ,dans le contexte  géographique du détroit d’Ormuz et de l’ensemble des golfes persique, arabe ,de la mer rouge, etc. et des intérêts économiques mondiaux qui sont en jeu(20 pour 100 de l’approvisionnement mondial en pétrole transitent par le Golfe persique et son point de passage obligé le détroit d’Ormuz). L’Iran a des atouts majeurs qui lui permettent de contrôler le zone par toutes sortes de moyens,y compris les mines.

Cette guerre sanglante est doublée d’un jeu d’échec de haute volée .

Pourtant, tout le mone a intérêt à retrouver la table de négociation et à signer un accord de paix.

Le monde n’a pas besoin d’une nouvelle crise économique qui va faire encore souffrir davantage les plus faibles.

La guerre n’est  pas une fin en soi, »elle est la continuation de la politique par d’autres moyens »comme l’affirme le polémologue Clausewitz.

Elle libère la force brutale ,en faisant travailler, au même moment ,les cerveaux des belligérants.

La médiatisation à outrance est une nouvelle donnée  qui n’en change pas la nature profonde cependant.                                                            SERGE GAGNIBA

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