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Sénégal : le FMI ouvre la voie à 2,2Sénégal : le FMI ouvre la voie à 2,2 milliards de dollars, Dakar accepte de restructurer sa dette milliards de dollars, DaFin août, Moody’s a encore abaissé sa note souveraine, de Caa1 à Caa2, avec perspective négative, en raison notamment de la hausse des besoins de refinancement et des marges de manœuvre limitées pour réduire la dette. Les discussions se sont accélérées ces derniers mois, entre autres après la réorganisation de l’équipe gouvernementale. La restructuration, longtemps rejetée par les autorités, était devenue de plus en plus difficile à éviter.kar accepte de restructurer sa dette

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Ce que ça change. L’accord avec le FMI donne enfin à Dakar une perspective de financement et un ancrage pour rétablir la confiance des bailleurs et des investisseurs. Le programme doit permettre de mobiliser des financements de la Banque mondiale, de la Banque africaine de développement et d’autres partenaires.

Mais, surtout, la restructuration va permettre de desserrer la contrainte du service de la dette. Dans le cadre commun du G20, le Sénégal devra négocier avec ses créanciers officiels un traitement de sa dette, tout en réglant parallèlement la question des créanciers privés. Le gouvernement entend obtenir une solution adaptée à la structure de son endettement. Pour Dakar, c’est donc la fin d’une stratégie consistant à repousser l’échéance par de nouveaux emprunts : il faut désormais négocier avec les créanciers pour rendre la dette soutenable.

L’analyse. C’est un tournant majeur pour Bassirou Diomaye Faye. Depuis son arrivée au pouvoir, son gouvernement avait fait de la restauration de la souveraineté financière et du refus d’une restructuration un marqueur politique. La réalité des chiffres a finalement rattrapé Dakar.

Le scénario rappelle celui d’autres pays africains passés par le Cadre commun tels que le Ghana, la Zambie ou le Tchad, mais le cas sénégalais sera particulier : le pays n’a pas fait défaut et devra négocier avec une structure de créanciers beaucoup plus diverse. L’enjeu sera désormais de savoir l’ampleur de soulagement de dette que Dakar pourra obtenir, et à quel coût économique et politique. Les autorités ont annoncé que les négociations ne porteront que sur la dette extérieure, celle libellée en francs CFA est donc exclue des négociations à venir.

Enfin, l’exécutif va devoir composer avec une assemblée nationale acquise à Ousmane Sonko. Pour ce dernier, la restructuration de la dette sénégalaise a toujours constitué une ligne rouge. Reste à savoir dans quelle mesure il pourra faire obstruction aux futures négociations.

Surtout, le gouvernement sénégalais a confirmé son intention de restructurer sa dette dans le cadre commun renforcé du G20, afin de restaurer sa soutenabilité. Le dispositif doit tenir compte de la composition particulière de la dette sénégalaise.

Le contexte. Le précédent programme du FMI, d’un montant de 1,8 milliard de dollars, avait été suspendu en 2024 après la découverte d’environ 13 milliards de dollars de dette non déclarée sous l’administration de Macky Sall. C’est l’affaire de la dette cachée. Depuis, le Sénégal a dû se financer largement sur le marché régional en l’absence du FMI et des autres bailleurs.

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